Marijke Bisschop
Conseillière en education
Que faire si la fête de printemps ou la fête de communion ne peut plus avoir lieu ? Comment aider les enfants à surmonter cette déception ? Si la fête tant attendue doit être annulée, comment gérer cela en tant que parent? Découvrez l’avis et les conseils de la consultante en éducation Marijke Bisschop.

Avril et mai sont traditionnellement des périodes de fêtes pour les enfants. Les fêtes de printemps, les fêtes laïques, les fêtes de communion, les fêtes de fin d’années scolaires et bien sûr les fêtes d'anniversaire. Nous les attendons avec impatience depuis longtemps et commençons les préparatifs des mois à l'avance. 

De telles fêtes sont un moment fort pour réunir notre famille. Nous organisons une belle réunion de famille avec les grands-parents, les oncles et tantes, le parrain et la marraine et, en fait, le plus de membres de la famille possible pour le jour J. Les meilleurs amis des enfants sont également parfois conviés. Mais cela sera-t-il encore possible cette année ? 

 

Premier conseil : Rester calme, mais aussi réaliste

Il est inutile de tirer la sonnette d'alarme maintenant. Surtout pas avec les plus jeunes (autour de 6 ans). Nous devons avant tout rester calmes face aux nouvelles vis-à-vis des enfants et garder confiance en nos experts et notre gouvernement.  Cela n'a pas de sens d'en parler tous les jours avec les enfants, car nous risquons alors de créer une peur inutile, basée sur nos propres doutes et nos propres incertitudes. 

En tant que parents, nous devons cependant tenir compte de la réalité et garder à l'esprit un plan B pour l’évènement. Supposons qu'il n'y ait pas de fête ou de communion et donc qu'il n'y ait plus de fête à la maison. Les plus jeunes auront aussi en tête le fameux « mais je n’aurais plus de cadeaux ? ».

Deuxième conseil : Réflexion sur l'essentiel : le sens de la fête

Lorsque le moment est venu d’informer vos enfants que la fête est reportée à une date probablement inconnue, c'est aussi un moment privilégié et unique pour parler du sens de la fête de printemps ou de la communion. Pourquoi célébrons-nous ce moment ? Pourquoi faire sa communion ? Quel véritable message se cachent derrière tout cela ? Quelles sont les véritables valeurs auxquelles nous tenons ? C'est une excellente occasion de réfléchir au sens de ces fêtes de famille. Si la fête du printemps ou la communion ne concerne que le matériel et les cadeaux, alors il est temps de se remettre en question en tant qu’éducateur. 

Troisième conseil : Apprendre à votre enfant à mettre les choses en perspective pour le rendre plus résilient

Cela ne sera pas facile, car nous ne connaissions pas encore comment et quand cette situation sera terminée, mais nous devons apprendre à proposer des perspectives. Il y a des gens autour de nous qui vivent des situations autrement plus compliquées, alors annuler ou reporter une fête n’est pas un drame ! La fête ne peut pas avoir lieu maintenant, mais nous pouvons la reporter à une date ultérieure ! Quelle chance d’avoir cette perspective positive.

Bien sûr, il ne faut pas nier que pour l’enfant c’est une énorme déception, ce qui est compréhensible, car il se réjouissait tellement d’être le roi de la fête, entouré de ceux qu’il aime. Néanmoins, cette déception fait partie de la réalité en ces temps difficiles et à nous les éducateurs d’accompagner les enfants dans cet apprentissage. Les enfants apprennent que la vie apporte beaucoup de joie, mais parfois aussi des grandes peines et que nous nous en sortirons avec les autres. Voilà de quoi aborder l’aspect solidarité qui est un point très positif dans cette actualité angoissante ! Nous ne devons pas effrayer nos enfants, mais nous devons leur enseigner comment être courageux et résilients. Montrer leur l’exemple. C’est ça aussi éduquer !

Quatrième conseil : Affronter ensemble la déception

Dans la vie, nous devrons apprendre à faire face à des déceptions et des coups durs et nous avons besoin les uns des autres pour le faire. Nous pourrions peut-être avoir une intention particulière en ce moment pour les personnes les plus âgées de notre famille : envoyer une carte postale ou des dessins aux grands oncles ou grandes tantes ainsi qu’à nos grands-parents ! Ainsi, nous évitons de toujours nous tourner vers nous-mêmes ! C’est une période d'apprentissage pour nos enfants : nous devons apprendre à être prudents (ne pas sortir de chez nous) et économes (nous dépensons différemment). Et nous devons surtout leur apprendre que tout ne se passe pas toujours comme nous l’avions prévu et que dans les bons moments, il est bon d’en profiter en profondeur pour en savourer les effets plus tard. Un cadeau ne peut pas tout résoudre, nous pouvons aussi vivre d'une autre manière. C’est l’occasion d’apprendre à épargner du temps (nous apprenons à être patients), nos souhaits (non on ne peut pas avoir tout tout de suite) et à penser à plus tard.  

Nous, c’est-à-dire les parents ou grands-parents, préférons épargner à nos enfants les grandes déceptions, mais ne serait-il pas plus éducatif et utile d'aider l'enfant à les surmonter ensemble au lieu de chercher des distractions et de faire des promesses qui ne peuvent être tenues. Nous pouvons vivre ensemble la déception. 

Cinquième conseil : Apprendre à votre enfant la patience.

Je voudrais terminer sur une note positive : nous pouvons dire à nos enfants que cette période n'est que temporaire et que nous trouverons alors le temps de faire la fête de printemps ou la communion, qui avait été reportée ... et donc penser aux cadeaux !

Nous pouvons également leur montrer que nous économisons déjà pour eux et que nous passerons du temps ensemble avec les amis et famille lors de la fête reprogrammée. Réfléchir ensemble pour leur cadeau, pour leur fête et pour leur avenir ! Parce que ceux qui ont mis quelque chose de côté pour des moments plus difficiles peuvent en profiter beaucoup plus par la suite ! Ainsi, nos enfants apprennent à être patients et commencent à rêver de la nouvelle date de la fête. Ceux qui ont appris à désirer quelque chose peuvent en profiter encore plus le moment venu. 

En fait, il n'est pas nécessaire de donner beaucoup de cadeaux, surtout en cette période de surconsommation… Tout le monde n'a pas forcément les moyens financiers et c’est l’occasion de penser à quelque chose de durable. Au final la fête de communion ou de printemps est pour beaucoup d'enfants l’occasion unique d'être encore plus choyés !  

 

Epargner ensemble pour un cadeau 

Marijke

Marijke Bisschop, pédagogue

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